Orthez

Site officiel de l’association Lous Dous Soarns

Article paru dans le journal La République du 30 mai 2013

A Orthez, la chambre de commerce fait campagne pour l’échangeur de la Virginie

Patrick de Stampa, président de la Chambre de commerce et de l’industrie Pau-Béarn, s’est engagé hier aux côtés du Mouv, pour la réouverture de l’échangeur.

Ce n’est pas n’importe quel soutien que la jeune association du Mouv, tout juste un an d’existence, a réussi à rallier à sa cause. Celui de la Chambre de commerce et de l’industrie (CCI) Pau-Béarn et de son président en personne, Patrick de Stampa. Ce dernier a fait le déplacement hier après-midi jusqu’à Baigts-de-Béarn, dans les locaux de la société Evialis pour acter cet engagement en faveur d’une réouverture de l’échangeur orthézien de la Virginie, sur l’autoroute A 64.

« La CCI a comme ambition et premier objectif le développement économique du Béarn. Et je suis convaincu que les infrastructures sont à la source de ce développement, en jouant leur rôle de levier » explique le président. Dans cet esprit, et en promouvant son idée de grand pôle Béarn-Bigorre dont l’autoroute serait la colonne vertébrale, Patrick de Stampa estime qu’il est nécessaire de donner à l’A 64 les sorties qui viendraient irriguer le territoire : « On doit optimiser cet atout autoroute. »

Poussant déjà pour les créations (aujourd’hui dans les tuyaux) d’échangeurs à Carresse-Cassaber et Morlaàs, le dirigeant est ainsi persuadé qu’il faut un embranchement à l’ouest d’Orthez, « toutes les possibilités d’avoir des pôles de développement doivent être jouées à fond. Ce dans l’intérêt général. Pour les entreprises, des facilités de logistique, des moyens de grandir et de la création d’emplois. Pour les particuliers aussi qui retrouveraient une certaine qualité de vie. On parle beaucoup d’environnement. Montrons déjà l’exemple en ne faisant plus passer les poids-lourds en centre-ville » constate le président de la CCI, ajoutant qu’Orthez a « besoin d’un avenir. Si on ne veut pas paupériser le centre-ville, il faut déplacer ces flux de camions. »

Concrètement, « la première étape, pour l’association, sera de réaliser les études. Idéalement de les lancer en octobre-novembre. Puis de se pencher sur les modes de financements. Là, je crois qu’il faut réfléchir à de nouvelles formes de partenariat. Organiser un grand brainstorming entre les différents acteurs qui, jusqu’à présent ne se parlent pas assez » note Patrick de Stampa. Et quand on évoque un coût élevé pour cet échangeur, le président précise : « Il faut viser le long terme et ne plus regarder certains investissements que par le prisme du coût. On ne peut par exemple pas comparer un rond-point et un échangeur. Ce dernier ouvre des perspectives. Et aura des retombées qu’il faudra chiffrer lors de l’étude. »

Une rencontre avec le préfet demain

Après sa rencontre infructueuse avec le président du conseil général Georges Labazée la semaine passée, le Mouv s’est réjoui hier de ce soutien des acteurs de l’économie locale, « le début d’une vraie collaboration » a souligné Frédéric Mauny, directeur d’Evialis. En attendant une entrevue avec le préfet demain après-midi, « et l’appui de nos politiques… » sourit le président de l’association Loïc Coutry.

==> Des arguments qui font poids

Des entrepreneurs, présents hier, ont aussi pu glisser leurs arguments. L’hôtelier-restaurateur, Yves Larrouture a par exemple rappelé que dévier les camions se ressentirait aussi au niveau de la sécurité sur les routes et dans Orthez. Revenant à sa partie, il a également remarqué « que plus il y a d’axes, d’accès, plus il y a de touristes. » Chez les transporteurs, il y a aussi consensus. La majorité est prête à payer les péages pour des gains de temps. De plus, comme le souligne Jean-Bernard Baudry, manageur du site Logicia d’Orthez, « le passage d’un poids lourd équivaut à 400 passages de voiture. Or, dans les zones urbaines, la voirie n’est pas conçue pour supporter une telle circulation de camions. »

30/05/2013 Posted by | Revue de presse | Laisser un commentaire