Orthez

Site officiel de l’association Lous Dous Soarns

Article paru dans le journal La République des Pyrénées du 19 octobre 2010

Deux ministres s’opposent à la rocade d’Orthez

Par Eric Normand

Actuellement aux Soarns, le tronçon de 800 mètres est en cours d’achèvement. Prévu depuis longtemps et devant desservir la nouvelle zone commerciale, il est pour l’instant le seul à avoir bénéficié d’une DUP (déclaration d’utilité publique). Les trois autres tronçons envisagés (centre, nord, sud) doivent, eux aussi, passer par les fourches caudines de l’enquête publique. Reste à savoir quand. © e. n.

Jean-Louis Borloo et Dominique Bussereau ont cosigné un courrier où ils invitent ses défenseurs à s’interroger sur la « pertinence » du projet de contournement.

C’est un pavé massif qui est tombé cette fin du mois d’octobre dans la mare de la rocade. De quoi plomber cette dernière ? Trop tôt pour le dire, mais en tout cas la couleur est annoncée. Et on comprend qu’à défaut d’être rouges, les feux ne seront pas pour autant au vert quand il s’agira de laisser passer, administrativement parlant, le projet de contournement de la ville. Bien qu’on dise au conseil général, porteur de l’opération, rester serein et qu’on relativise la chose.

La lettre cosignée par Jean-Louis Borloo – ministre chargé du Développement durable et de l’Équipement – et Dominique Bussereau – secrétaire d’État aux Transports – a été adressée au maire d’Orthez, Bernard Molères, et à Jean Castaings, président du conseil général. Rappelons que cet équipement commande l’investissement d’une somme estimée à 36 millions d’euros pour un chantier prévu, dans le meilleur des cas, pour courir jusqu’en 2022. Reste que cette enveloppe et ce calendrier, considérés à l’aune de la prose gouvernementale épistolaire, mériteront peut-être révision.

Le destin de la rocade lié à l’ouverture de l’A65 ?

Car, en réponse, aux multiples sollicitations des diverses associations d’opposants, les deux ministres détaillent leurs réticences à favoriser la naissance de cette déviation déclinée en trois tronçons sur une douzaine de kilomètres. Jusqu’à même faire copie de leur missive à l’un des plus actifs d’entre eux, à savoir Jean-Charles Mendiela lequel, la semaine passée, a réuni les représentants des trois associations d’opposition pour leur dévoiler la position ministérielle.

Sachant que ledit courrier commence doucement pour terminer plus vigoureusement. En ouverture, les ministres indiquent que « d’après les informations qui nous ont été transmises, le tracé de ce projet générerait d’importants impacts sur les riverains et l’environnement. » Et d’inviter le conseil à « réévaluer ce projet avec les critères du Grenelle de l’environnement ». Ce qui veut dire prévoir de nouveaux aménagements pour protéger l’environnement qui seraient à intégrer dans le projet final. « On sera alors très au-dessus des 36 millions qu’on nous annonce » commente Jean-Charles Mendiela. Mais le plus important est dans le paragraphe final. Les ministres encouragent en effet le conseil général à s’interroger sur « la pertinence » de réaliser une rocade pour Orthez.

« L’autoroute A65 modifiera fortement les déplacements dans le département. Une réévaluation du projet de rocade d’Orthez pourrait également être l’occasion de se questionner sur la pertinence de cette infrastructure au regard des évolutions récentes du réseau routier.» Traduction, les deux ministres parient sur une captation par la future autoroute d’une partie trafic emprutant actuellement la RD933 (axe Nord-Sud). Et même si l’Etat ne met pas un euro dans la rocade, il garde son mot à dire, notamment lors de la délivance – ou non – de la déclaration d’utilité publique (DUP), le document qui autorise le lancement du chantier.

>> Au conseil général, pas d’inquiétude

Au conseil général, on a évidemment lu avec attention le courrier de Jean-Louis Borloo et Dominique Busserau. Mais d’entrée, on relativise les propos ministériels. Par la voix de son service communication, l’assemblée reconnaît certes que des compléments d’information, liés aux directives du Grenelle de l’environnement, ont été demandés par l’Etat, mais que cela n’obère nullement l’opération. « Nous sommes aujourd’hui dans des allers-retours de courrier pour compléter le dossier. » Pour autant, « le projet reste d’actualité et n’est nullement abandonné. » D’autant qu’à ce jour, le conseil général n’est pas sûr que les aménagements demandés soient forcément à l’origine de surcoûts, comme le supposent déjà les opposants. « Le dossier suit son cours bien qu’on ne puisse pas dire, aujourd’hui, quelles seront les conséquences sur le calendrier.»

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La ville d’Orthez a-t-elle vraiment besoin d’une rocade ? Donnez-nous votre avis et vos arguments grâce à la fonction « Réagir » en tête de cet article.

19/10/2010 - Posted by | Revue de presse |

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