Orthez

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Article paru dans le journal Sud Ouest du Jeudi 18 février 2010 Orthez

CONSEIL MUNICIPAL. Sans surprise, majorité et opposition se sont lancées dans un jeu de ping-pong au sujet de la hausse prévue des impôts

«Les Orthéziens vont passer à la moulinette»

500 000 euros pour la rocade

 

Comme l’an dernier à la même époque charnière du débat sur les orientations budgétaires, les décibels sont montés, en salle du Conseil municipal. Comme l’an dernier, l’opposition a dégainé sur la hausse annoncée des impôts locaux. Et comme l’an dernier, ses attaques lui ont valu une volée de bois vert de la part de l’équipe municipale, notamment de l’adjoint à la culture et aux fêtes, René Descazeaux.Hier soir, la hausse des impôts locaux qu’annoncent, en filigrane, les orientations budgétaires, a monopolisé les débats. L’équipe municipale a expliqué la mauvaise nouvelle par la combinaison de « l’empilement de projets bling bling successifs » sous l’ancienne municipalité – le désormais leitmotiv des débats budgétaires – et la suppression à venir de la taxe professionnelle. 

« La faute à Sarko »

Seulement, la démonstration servie par le premier adjoint en charge des finances, Emmanuel Hanon, n’a pas convaincu les élus de l’opposition qui dénoncent « encore, une nouvelle hausse des impôts » : « Tous les ans, il y a une raison différente, grince Fabien Di Domenico. L’an dernier, c’était la dette. Cette année, c’est la faute à Sarko. Les Orthéziens sont déjà passés à la moulinette l’an dernier, ils vont y repasser cette année. Un budget doit être le reflet d’une volonté : je ne vois pas la volonté de maîtriser les dépenses, ni les coûts. Je ne vois que celle d’augmenter les impôts chaque année avec un motif différent. »

Discrétion de banquier suisse

Un couplet auquel René Descazeaux a répondu par une longue tirade, rappelant le soufflon en règle qu’il avait déjà administré au même Fabien Di Domenico, il y a un an, sur le même sujet : « Vous êtes d’une sévérité incroyable pour les gestionnaires locaux que nous sommes et d’une indulgence inacceptable envers l’État. Or, vous savez combien les choix de l’État déterminent exactement ce que nous faisons, lance-t-il en évoquant la suppression de la taxe professionnelle. Les collectivités locales sont obligées de présenter des budgets en équilibre. Vous croyez que c’est le cas de l’État ? Sur ce point, vous êtes d’une prudence de jeune communiant et d’une discrétion de banquier suisse ! »

Autre chapitre pointé du doigt par l’opposition, hier : les frais de cérémonie. « Pour maîtriser les dépenses, il y a peut-être quelque chose à faire de ce côté-là », lance Fabien Di Domenico.

Un argument « un peu fielleux », selon René Descazeaux, qui contre-attaque : « Je crois que vous faites semblant de ne pas comprendre. Il n’est pas question de petits fours ni de vin blanc, mais des frais d’hébergement des artistes programmés dans le cadre des Saisons d’Orthez ». Saisons qui, d’après l’élu, engendreraient des recettes de « 90 000? », avec les aides du Conseil général. « Le référentiel entre les dépenses et les recettes diminue, vous le verrez lors du vote du budget. »

Emmanuel Hanon a enfoncé le clou en rappelant que la Ville optait pour la méthode douce : « Souvenez-vous, Thierry Issartel avait annoncé pendant la campagne qu’on augmenterait les impôts de 25 % car c’était ce qu’il fallait pour assainir les finances de la ville. Nous n’avons pas fait ce choix : nous avons opté pour la chasse aux petites dépenses ».

Aline Mesplès s’est interrogée sur les 500 000 euros de dépenses annoncées pour le barreau centre de la rocade. « Je suis déjà contre sur le principe, mais si la Ville doit supporter l’investissement, je suis doublement contre », indique-t-elle.

Une inquiétude à laquelle a répondu Emmanuel Hanon, en indiquant que l’acquisition des réserves foncières pour la construction du barreau central incombait à la Ville.

Auteur : Aurélie champagne
a.champagne@sudouest.com

18/02/2010 Posted by | Revue de presse | | Laisser un commentaire